Elle traverse le jardin comme une pensée devenue chair, glissant sur la rosée et accueillant la caresse du premier rayon. Cette lumière douce ne l’éveille pas : elle la sanctifie.
Elle reçoit l’énergie du jour comme un don simple, sans attente.
Elle avance, son panier lourd la reliant à la terre et son bouquet gracieux et éphémère l’élève au ciel.
Elle ne sépare rien : elle est le lieu où tout se rejoint.
Chaque pas relie le souffle à la sève, le visible à l’invisible.
Son regard ne cherche plus ; il consent.
Elle est la quiétude même, la joie tranquille d’être là, et le monde respire avec elle.
Le jardin des pensées
