Dans le halo doré d’un après-midi paisible, une mère glisse dans l’étang avec son enfant blotti contre son cœur comme un secret précieux. L’enfant niché dans l’étoffe de son amour, respire au rythme de ce cœur qui ne bat que pour lui, elle lui offre le refuge inviolable où le temps semble suspendu. L’eau tiède dans un calme absolu ondule autour d’eux comme une caresse, bercée par le chant discret des libellules. Sa peau tremble légèrement au contact de cette nature enveloppante, et chaque éclat de rire du petit résonne comme une mélodie dans les roseaux. Ils dérivent lentement, enveloppés dans une paix limpide, là où le ciel embrasse l’eau. Autour d’eux, le monde se tait, respectueux de ce lien sacré, tissé dans la lumière et l’amour. Rien n’existe que cet instant : une éternité délicatement posée sur les joues rosées d’un tout petit.
Le monde disparait
